Les cabanes de La Chateigne ont été installées en novembre dernier. Elles accueillent régulièrement des collectifs anti-Notre-Dame-des-Landes. Photo : SLALOM-GOMIS SEBASTIEN/Sipa
JUSTICE – Le tribunal de Saint-Nazaire a autorisé mardi l’expulsion d’opposants au projet de nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Ils occupent un ensemble de cabanes construites sur un terrain appartenant à Vinci.
La décision est tombée ce mardi matin. Les expulsions d’opposants sur le site de Notre-Dame-des-Landes sont autorisées par la justice. Le jugement du tribunal de Saint-Nazaire concerne des opposants qui occupent un ensemble de cabanes construites sur le site du futur aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes.
La dizaine de maisons se trouve au centre de la zone d'occupation et forme un hameau baptisé "La Chateigne". Pour en empêcher la destruction, autorisée par la justice en décembre dernier, plusieurs opposants s'en étaient déclarés occupants, obligeant Aéroport du Grand-Ouest (Vinci) à entamer une nouvelle procédure, plus longue, d'expulsion.
Sans doute pas d'expulsions avant la remise du rapport
Les constructions de "La Chateigne" avaient été édifiées le 17 novembre lors d'une manifestation géante et sont devenues un lieu symbolique de cette lutte. Elles accueillent en effet chaque semaine des collectifs "anti Notre-Dame-des-Landes" venus de toute la France.
Cependant, la probabilité d’une expulsion dès ce mardi reste mince : la commission de dialogue sur l’aéroport, dont les travaux ont permis une trêve des interventions des force de l’ordre depuis quatre mois, doit rendre son rapport début avril. L'avocat des opposants, Me Pierre-Henri Marterêt, a espéré que la décision du tribunal ne soit pas exécutée tant que le rapport ne serait pas rendu.
L'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, destiné à remplacer l'actuel aéroport de Nantes situé au sud de l'agglomération, devait être inauguré en 2017. Mais les intenses manifestations et les violents heurts à l'automne 2012 ont déjà entraîné le report de plusieurs mois de certaines phases de travaux comme le défrichage, prévu initialement en janvier 2013.
