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CitoyenNEs de l'Indre Contre le Projet de l'Ayraultport / Contact: cicpa36@voila.fr


Projet d'aéroport : la « réoccupation » continue (Ouest france - lundi 19 novembre 2012)

Publié par CICPA36 / CitoyeNEs de l'Indre Contre le Projet de l'Ayraultport sur 19 Novembre 2012, 20:30pm

Catégories : #presse divers

Au lendemain d'une manifestation d'ampleur, à Notre-Dame-des-Landes, les constructions de cabanes se sont poursuivies, hier. La mobilisation nationale, qui a été un succès, annonce-t-elle un tournant ?

Décollage réussi

L'affluence a dépassé toutes les attentes des organisateurs. Longtemps, les opposants à l'aéroport eurent du mal à dépasser le plafond des 10 000 manifestants. Samedi soir, ils en annonçaient 40 000 (13 500, selon la préfecture). Pour le sénateur écologiste nantais Ronan Dantec, l'étiage de samedi renvoie aux grands rassemblements qui contribuèrent à l'arrêt du projet de la centrale nucléaire en Basse-Loire. L'opposition à l'aéroport a franchi un cap. Reste à voir s'il s'agit d'un « tournant », comme le dit José Bové. François Bayrou, président du MoDem, a indiqué, hier, qu'il comprenait « les résistances » à ce projet et estimé que le débat « mériterait d'être rouvert ».

Mobilisation paysanne

La Confédération paysanne a compté 400 tracteurs, ce qui traduit la forte mobilisation des paysans. Certains ont participé activement à l'opération de « réoccupation ». C'étaient bien de grandes remorques agricoles qui transportaient les poutres et panneaux du nouveau bâtiment de la « zone à défendre ». Tout cela avait été prédécoupé, préassemblé sous les hangars agricoles afin d'être ensuite rapidement monté sur site. Ces longs convois de tracteurs renvoient à l'histoire des paysans du secteur, marquée par d'autres épisodes de solidarités et alliances.

Retour aux arbres

Après le départ du gros des manifestants, il restait encore beaucoup de monde, hier, dans la « zone à défendre ». Les occupants annoncent, pour le début de semaine, une réoccupation de la forêt de Rohanne, d'où les gendarmes ont eu du mal à les déloger. Hier, ils ont poursuivi la construction de deux grands bâtiments en bois, implantée dans une châtaigneraie proche. Les maisons, montées sur pilotis, accueilleront réunions et assemblées générales. À côté, d'autres constructions sont en cours pour la cuisine, les couchages, etc.

Le préfet a déjà prévenu : « Les constructions ou reconstructions ont un caractère illégal. Elles ont donc vocation à disparaître. » Ces cabanes sont implantées sur un terrain privé, celui d'un paysan, certes exproprié, mais pas expulsable. « Le terrain est couvert par l'accord politique entre les grévistes de la faim du printemps et les collectivités », assure un opposant qui avait participé aux négociations. Cela suffira-t-il pour empêcher l'intervention des gendarmes et CRS ?

Illégalité

Les parlementaires opposés au projet sont allés loin, vendredi. Ils ont rouvert une maison fermée et vidée, propriété de Vinci. C'est un acte illégal. Les parlementaires et les autres élus seront-ils poursuivis ? Le député européen José Bové attend la réponse avec gourmandise. « Si la justice poursuit des jeunes occupants de la zone, elle devra aussi s'occuper de nous. » Avec les retombées médiatiques que l'on imagine...

Marc LEDUC.
  Dans le bocage, le flot de manifestants s'est écoulé pendant des heures, sur un parcours de cinq à six kilomètres.  Marc Roger

Dans le bocage, le flot de manifestants s'est écoulé pendant des heures, sur un parcours de cinq à six kilomètres. Marc Roger

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