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CitoyenNEs de l'Indre Contre le Projet de l'Ayraultport / Contact: cicpa36@voila.fr


Allemagne : Le chantier de l'aéroport de Berlin, risée de toute l'Allemagne (Le Nouvel Observateur)

Publié par CICPA36 / CitoyeNEs de l'Indre Contre le Projet de l'Ayraultport sur 16 Janvier 2013, 20:58pm

Catégories : #presse divers

L'Aéroport de Berlin Brandebourg International, baptisé Willy Brandt, est situé à l'est de la capitale allemande. (SIPA)

L'Aéroport de Berlin Brandebourg International, baptisé Willy Brandt, est situé à l'est de la capitale allemande. (SIPA)

Prévu pour être inauguré en 2011, il ne devrait pas être opérationnel avant 2014. Les normes de sécurité n'ont pas été respectées. Certains experts estiment qu'il faut raser le bâtiment et tout recommencer.

En un mot comme en cent : le très attendu aéroport Willy-Brandt de Berlin - il doit remplacer ceux de Tegel à l'ouest, et de Schönefeld à l'est- est un désastre. Prévu en octobre 2011, puis le 3 juin dernier, son inauguration est sans cesse repoussée.

Après mars 2013, elle était annoncée pour le 27 octobre 2013 (c’était précis). Mais depuis quelques semaines, les autorités allemandes ne parlaient plus que de 2014, voire 2015, sans que l’on sache vraiment ce qu’il se passait dans ce chantier de plus en plus coûteux.

"Soit ce truc marche, soit je me tire !"

Devant la pression médiatique, politique et populaire, Matthias Platzeck, le président social-démocrate du Land de Brandebourg a pris le chantier personnellement en main. Lundi 14 janvier il a été nommé à la présidence du conseil de surveillance du futur aéroport à la place du maire de Berlin, a fini par s’exprimer dans plusieurs journaux allemands. "Soit ce truc marche, soit je me tire !", a-t-il expliqué dans un jeu de mot intraduisible en français ("Entweder das Ding fliegt, oder ich fliege"). Volontaire et optimiste, donc, et prêt à remettre sur pied un projet dont le surcoût est pour l’instant estimé à 1,5 milliards d’euros. Mais il peine à convaincre.

Car cet aéroport, il le reconnaît, est "une débâcle, un désastre". Deux entreprises – qui s’occupaient de la planification des travaux - ont fait faillite. Les équipements de sécurité et de protection contre le feu ont dû être améliorés plusieurs fois. Si le parcours des passagers ne pose aucun problème, celui des bagages se révèle inadapté au trafic prévu. Les politiciens en charge du dossier sont trop nombreux, et n'ont aucune expérience ni d’entrepreneurs, ni du transport aérien.

Faudra-t-il raser le bâtiment pour tout refaire ?

Résultat : plusieurs experts s’expriment depuis des semaines pour recommander de tout détruire. Certains recommandent de tout rebâtir ensuite, sur le même site. D’autres de privilégier l’agrandissement des aéroports existants et de ne plus tenter de construire un hub censé accueillir 24 millions de passagers chaque année.

Dans le journal berlinois Tageszeitung, Platzeck se veut, lui, rassurant : "Nous ne serons vraisemblablement pas obligés de tout détruire, ni même de détruire en partie l’aéroport. Mais nous devrons reprendre des parties entières du chantier".

En attendant les compagnies aériennes qui misaient beaucoup sur la nouvelle infrastructure exigent des contreparties. Alors que ses comptes sont dans le rouge, Air Berlin va devoir retarder son projet de hub. Et Lufthansa vient de demander que Tegel soit en partie... rénové !

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